la femme du Roi-Mage

La Femme du Roi-Mage Comme dans toutes les histoires, il était une fois. Il était une fois un Roi-Mage à la tête de tout un pays, qui vivait dans un immense château avec la Femme qu’il avait choisi d’épouser, mais la dame tomba gravement malade. Des années durant, elle se battait en silence contre sa…

La Femme du Roi-Mage

Comme dans toutes les histoires, il était une fois.

Il était une fois un Roi-Mage à la tête de tout un pays, qui vivait dans un immense château avec la Femme qu’il avait choisi d’épouser, mais la dame tomba gravement malade. Des années durant, elle se battait en silence contre sa propre maladie, afin de survivre pour leurs enfants. Leurs douze enfants.
Le Roi-Mage écourtait ses voyages dans le monde, revenait au château dès que possible, lui l’unique pourvoyeur de sa famille ainsi que de leur château. Quelque part. Mais sa femme , au bord de la mort, reçu un dernier traitement miraculeux et pu revenir vivre au château. Ce qu’elle y découvrit , en son absence, fut le choc de sa vie.

Une nouvelle Femme dans son lit à baldaquin avec son Roi-Mage. Sa cuisine et ses meubles antiques disparus de toutes les pièces, avec des bennes à ordures où elle y aperçut son propre canapé, ainsi que ses objets personnels, même sa vaisselle. Son Roi-Mage, qu’elle avait oublié à la suite de plusieurs amnésies, s’était déjà construit une nouvelle vie en son absence, ainsi que ses douze enfants qui ne la reconnaissaient pas. Elle décida d’en crever. D’en mourir. Tout de suite. Ses enfants à elle, son beau château, son Roi-Mage, ses effets personnels jetés, tout comme ses enfants qui préfèreraient leur « nouvelle-maman » au passé trouble et douloureux, qu’elle-même, qui les porta d’amour un par un. Elle-même leur Maman. Elle-même également, l’unique femme du Roi-Mage rencontré dans son adolescence, et qui les avec qui elle s’amusait à créer leur vie à la mesure de leurs rêves.

Par amour pour sa famille.

Immédiatement après sa mort ratée, malade de dépression majeure ainsi que de traumatisme, la Femme du Roi-Mage reçut les papiers de divorce, qu’elle signa avec toutes les promesses du Roi-Mage sur son avenir « assuré » par les Millions qu’elle recevrait en échange de ce dit divorce. La liberté du Roi-Mage, ainsi que le silence total sur « l’affaire », interdisant à sa Femme de ne jamais parler ni écrire sur le sujet, car l’entente était close et pour ce faire, son Roi-Mage mit la Police à ses trousses, vivant de menace en menace, ce qui devint sa vie qui s’éteignait. Sa propre mort psychologique. Cependant, la Femme conserva la moitié de l’avenir financier du Roi-Mage, car le temps venu, elle recevra la promesse de l’argent tant patienté.

Mais…. Aucune « promesse » des dits documents ne fut respectée, tout comme l’argent qu’elle ne toucha jamais, sous menaces constantes de son pourvoyeur, soit le Roi-Mage absolument « Libre ! » . Elle n’en dit pas un mot des années durant, car peur des conséquences sur sa vie menacée par le Roi-Mage et ses acolytes, ainsi que sa Police, donc sur tous les romans qu’elle projetait d’écrire, sa carrière à l’eau pour être restée à la maison afin d’éduquer leurs douze enfants.

Il y eut un petit enfant plus « différent » que les autres, qui vivait dans ses jupons et qu’elle traitait mieux que les onze autres enfants, et sans le dire à personne, ils devinrent complices. Elle fit donc son devoir sans parler, jusqu’à sa peur grandissante de son propre Roi-Mage, de ses insultes devant leurs enfants, jusqu’aux médicaments dont elle se bourrait pour être soi-disant heureuse et cesser de brailler dans son château perdu, avec des comprimés pour toutes ses crises de panique qui l’étouffaient physiquement, et qu’elle développa par crainte de son Roi-Mage, sans qu’il ne le sache, ni personne du grand pays à part ses spécialistes. Pour protéger, pour toujours, « l’image » de son Roi-Mage.

Le jour vint. Un jour où elle abandonna tout sans se retourner, vexée et blessée au plus profond d’elle-même par le Roi-Mage et leurs enfants, en pleine crise de panique qui nécessita sa présence à l’urgence médicale du coin, car même le petit « différent » qu’elle aimait plus que tout au monde, resta au château , entre les griffes du Roi-Mage, qui le prit sous son aile. Rien ne fut divisé, car le Roi-Mage craignait pour le suicide du petit, qui ne vivait que pour ses champs et ses forêts. Nous diviserions « plus tard », et la Femme malade se mit à signer et croire tous les documents illisibles de son Roi-Mage, l’amour de sa vie volée.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, la Femme du Roi-Mage bien loin de son ancienne « vie », encore sous traitement médical pour ses crises de panique et sa dépression majeure, ayant tout perdu, même le sou. Elle reçut donc des avis d’éviction de sa propre maison, incapable de tout payer avec les mensonges de son vieux

Roi-Mage, qui jetait encore ses propres biens autant que ses droits humains.

Elle implora son Roi-Mage et ses acolytes de l’aider. Elle implora ses enfants. Rien. Le Roi-Mage planait sur ses Millions avec sa nouvelle flamme, tandis que la femme dû signer un document pour quelques sous, ainsi que l’abandon de ses parts en même temps. Son fils aîné trahit malheureusement son père, soit le Roi-Mage, assurant la vente de leurs biens, absolument secrète. La Femme su donc qu’elle possédait encore sa moitié, en silence, mais elle implora le Roi-Mage et ses acolytes afin de l’aider à garder sa petite maison très très loin, car encore malade et invalide, chaque jour elle se battait pour manger, contrairement à toutes les fausses promesses de son ancien Roi.

La Femme du Roi-Mage patiente encore l’argent qui sauverait sa maison et sa vie . Le Roi-Mage , le Roi de tout le pays, refuse encore de reconnaitre sa dette envers sa femme.

La Femme patiente toujours les quelques jours qu’il lui restent dans sa petite maison, ruinée, tandis que tout s’écroule autour d’elle depuis des années encore, son courage au coeur, son espoir à l’âme, ses douze enfants perdus tout comme son château et son Roi.

Ainsi la vie de la « Femme du Roi-Mage », le Roi du pays qui décida de risquer de tout perdre pour protéger le dernier vol de sa Femme au chevet, qu’il patientait qu’elle crève plutôt que de payer son dû. Dans cette table de chevet, justement, dont il ignorait tout le contenu qu’avait amassé sa Femme durant des années d’attente, afin de faire renaître sa propre justice, au seuil de la mort, lui ignorant qu’elle lui ferait perdre tout son pays.

Jill Côté,
Auteure.

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